Changement climatique et incertitudes : Love at first sight

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Le changement climatique identifié.

Les climatologues semblent maintenant réussir ce qui jusqu’alors leur était très compliqué. En effet, depuis longtemps déjà, les modèles de changement climatique démontraient que le réchauffement de la planète conduisait à une augmentation importante des phénomènes climatiques extrêmes comme les canicules, pluies torrentielles ou tempêtes. Toutefois, le raisonnement inverse est beaucoup plus difficile. Comment démontrer que telle ou telle série d’évènements climatiques est directement due au changement climatique ?

Mais des scientifiques américains, par leurs avancées dans la modélisation informatique, sont maintenant capables d’identifier le rôle du réchauffement sur les phénomènes climatiques extrêmes. Ils montrent l’action du réchauffement avec un modèle qui utilise la concentration actuelle de CO2 dans l’air et un autre avec la concentration de CO2 avant la révolution industrielle. Les résultats sont clairs : il n’y aurait pas eu autant de sécheresse ou de canicule sans le réchauffement climatique.

http://www.nytimes.com/2013/09/06/science/earth/research-cites-role-of-warming-in-extremes.html?_r=0

Le dilemme de l’incertitude

Le rapport du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Evolution du Climat) publié le 27 septembre dernier, à l’intention des décideurs publics, utilise 42 fois le terme ‘incertitude’ ! Les climato-sceptiques ne manqueront pas d’utiliser ce mot pour discréditer les travaux du GIEC. Plus largement, le fait d’associer le mot ‘incertitude’ avec le réchauffement climatique a un effet dévastateur sur les populations : cela donne l’impression que les scientifiques ne savent pas de quoi ils parlent.

Pourtant, les scientifiques ne peuvent pas se passer de l’incertitude. C’est inhérent au travail scientifique que de douter en permanence et d’affirmer l’incertitude de ses résultats. Ainsi l’incertitude qui devrait renforcer la confiance dans les résultats que démontre le GIEC a l’effet inverse. On craint même que cet effet pervers du mot ‘incertitude’ freine l’action pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

http://www.actualites-news-environnement.com/31062-GIEC-incertitude-changement-climatique.html

Il faudrait alors s’attendre à pire ?

Une autre étude surprenante vient analyser les rapports rendus par le GIEC. Cela devrait cette fois-ci aller à l’encontre des climato-sceptiques. Une équipe de chercheurs a analysé les quatre premiers rapports du groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat. Il est avéré que les rédacteurs des rapports du GIEC ont systématiquement sous-estimé les effets du réchauffement climatique.

Alors que le GIEC indiquait une élévation du niveau de la mer de 2 mm par an, elle est en fait de 3,2 mm par an. Aussi le GIEC ne tient pas compte dans son rapport de l’éventuelle fonte du pergélisol (= sol gelé) qui relâcherait des quantités gigantesques de carbone dans l’atmosphère.

Deux facteurs semblent expliquer cette minimisation. D’une part, l’implication des gouvernements dans le processus de rédaction, retenant les scénarios les moins extrêmes. D’autre part, on évoque le principe du moindre étonnement selon lequel un résultat a plus de chance d’être accepté s’il ne choque pas par ses aspects spectaculaires ou dramatiques.

http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2013/09/28/par-prudence-les-experts-du-giec-auraient-sous-estime-les-effets-du-rechauffement_3486406_3244.html

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Climate change identified. 

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Climatologists now seem to succeed in what was previously very difficult for them. In fact, for a long time, the climate change models showed that global warming was leading to a significant increase in extreme weather events such as heat waves, torrential rainfalls or storms. However, the opposite argument is much more difficult. How to demonstrate that a particular series of climatic events is directly due to climate change?

Nonetheless, U.S. scientists, due to their advances in computer modeling, are now able to identify the role of global warming on extreme weather events. They show the action of warming with a model that uses the current concentration of CO2 in the air and another with CO2 concentrations before the industrial revolution. The results are clear: there would not have been as much drought or heat waves without global warming.

http://www.nytimes.com/2013/09/06/science/earth/research-cites-role-of-warming-in-extremes.html?_r=0

The dilemma of uncertainty

The IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) assessment report published on September 27 , for the benefit of policy makers, uses 42 times the term ‘uncertainty’! Climate skeptics will, for sure, use this word to discredit the IPCC. More broadly, the fact of associating the word ‘uncertainty’ with global warming has devastating effect on people : it gives the impression that scientists do not know what they are talking about.

However, scientists cannot work without uncertainty. This is inherent of the scientific work, they need to doubt and affirm the uncertainty of their results. In this way uncertainty should increase confidence in the results demonstrates by the IPCC but it has the opposite effect. Even more, there are fears that the word ‘uncertainty’ slows down the action to reduce greenhouse gas emissions.

http://www.actualites-news-environnement.com/31062-GIEC-incertitude-changement-climatique.html

Would it be worse?

Another surprising study has analyzed the reports issued by the IPCC. This time, it runs against climate skeptics. A team of researchers analyzed the first four reports of the Intergovernmental Panel on Climate Change. It is clear that the authors of the IPCC reports have consistently underestimated the effects of global warming .

While the IPCC showed a rise in sea level of 2 mm per year, it is actually 3.2 mm per year. Also, the IPCC ignores in its report the possible melting of permafrost (= frozen land) that would release huge amounts of carbon into the atmosphere.

Two factors seem to explain this minimization. First, there is government involvement in the drafting process, retaining less extreme scenarios. On the other hand, the principle of least astonishment, it means that a result is more likely to be accepted if it doesn’t shock by its spectacular and dramatic aspects.

http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2013/09/28/par-prudence-les-experts-du-giec-auraient-sous-estime-les-effets-du-rechauffement_3486406_3244.html

Natan Leverrier

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