Le mi-temps végétarien, tout un concept!

vegetarien
Par défaut

Dans le monde des éco-friendly, une nouvelle mode a fait son apparition depuis quelques années.  Ses adeptes  ne sont pas vindicatifs, mais de leur point de vue, ils changent le monde à leur façon, un repas à la fois : ce sont les végétariens à mi-temps !

Il y avait déjà plusieurs degrés sur l’échelle du végétarisme : pesco-végétariens (pas de viande, mais du poisson d’accord), lacto-végétariens (ni viande ni poisson), ovo-végétariens (pas d’animaux, pas de produits laitiers) ou encore les végans (rien qui touche de près ou de loin un animal, y compris leur laine ou leur soie). On peut maintenant rajouter un autre type : les gens qui choisissent l’un ou l’autre régime végétarien, mais seulement certains jours de la semaine.

Le raisonnement est simple : pourquoi se priver ad vitam de la charcuterie, d’un burger fait maison, du plateau de sushis occasionnels ou d’un steak béarnaise, quand un compromis est possible ? En fonction de la personne, le nombre de jours végétariens varie, et les motivations aussi. En voici quelques-unes :

  • Egoïstement, c’est meilleur pour la santé ! Adieu problèmes de cholestérol et autres misères résultant de la surconsommation de cochonnailles et autres viandes rouges!
  • Ca réduit le budget nourriture, argument de choc pour beaucoup d’étudiants fauchés ! Enfin, pour être tout à fait honnête, on sait bien que cet argent sera directement infusé dans notre budget nocturne.
  • Tant qu’à faire, c’est aussi bon pour l’environnement :
    • Réduction de votre empreinte carbone : selon la Food and Agriculture Organization, une agence spécialisée des Nations Unies, l’élevage représente une part de 18 pour cent dans les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial (c’est plus que l’industrie des transports dans son entièreté).
    • Préservation des forêts et des milieux marins : selon l’Association Végétarienne de France, la pêche et l’aquaculture ont des conséquences désastreuses pour la faune marine, qui disparaît peu à peu pour satisfaire nos envies excessives de sushis, de daurade et de saumon fumé par exemple.
    • Economie d’eau : la production de 1000 calories d’aliments animaux demande cinq fois plus d’eau que la même quantité de calories d’origine végétale.
    • Etc.

Bref, cette solution intermédiaire permet à ceux qui veulent manger plus sain, ou tout simplement réduire leur impact environnemental de changer leurs habitudes avec le minimum de frictions sociétales et gustatives. Pas besoin de calculer minutieusement son apport en protéines pour la semaine, ou de forcer ses potes à aller manger dans un snack avec option végétarienne. On choisit ses jours, et le reste du temps, c’est fourchette libre !

Depuis quelques années l’apparition de toutes sortes d’initiatives pour soutenir les efforts des végétariens à mi-temps. Dans les années 2000, le John Hopkins Bloomberg School of Public Health a relancé aux Etats-Unis les Meatless Mondays, un terme employé pendant la Deuxième Guerre Mondiale pour illustrer les politiques de rationnement. Cette campagne nationale a pour but de réduire le taux de maladies liées à une consommation excessive de viande. Depuis lors, elle s’est étendue à de nombreux pays, tels que la Belgique, ou la France.

La pratique s’étend même à certaines écoles parisiennes : depuis janvier 2009, on mange végétarien tous les mardis dans les cantines scolaires du 2ème arrondissement. Dans le 10ème, les écoles se limitent à un jour végétarien par mois, mais c’est déjà ça !

Alors, à quand un jour hebdomadaire végétarien à Sciences Po ?

– Albane Flamant

———————————————————————————————————————————————————-

Part-time vegetarianism, a whole concept! 

In the world of eco-friendly people, a new trend has developed over the last few years. They are not vindictive but from their point of view, they are revolutionising the world in their own kind of way, one meal at a time: they are part-time vegetarians!

There were already various degrees of vegetarianism: pescatorian (no meat, but fish is ok), lacto-vegetarians (no meat, no fish), ovo-vegetarians (no animal meat or products) or even vegans (nothing that has to do with animals, including wool or silk). We can now add another category: those who choose one of these diets, but only on certain days of the week.

Their reasoning is simple: why should we cross off from our diets salami, homemade burgers, sushi or even a good steak forever when compromise is possible? Depending on the person, the number of veggie days varies, as well as their motivations for this lifestyle.

Here are a few:

  •  In a selfish way, it’s better for your health! You can say goodbye to cholesterol problems and other health issues that come with the over-consumption of meat.
  • It reduces your food budget, which is very important to us, poor students! I mean, if we’re perfectly honest, we know the money will be transferred to our ‘going out’ budget.
  • While we’re at it, it’s also good for the environment:
    • Reduction of your carbon footprint: according to the Food and Agriculture Organisation, a United Nations agency, raising cattle represents 18 per cent of emissions of greenhouse effect gases in the world (that’s more than the whole transport industry).
    • Preserving forests and ocean habitats: according to the French Vegetarian Association, fishing and aquaculture have disastrous consequences for animals that live in the sea; they are slowly disappearing to satisfy our sushi and smoked salmon cravings.
    • Saving water: surprisingly, producing 1000 calories of meat requires five times more water than for the same quantity of calories that come from plants.

This intermediate solution allows people that want to eat better, or simply reduce their carbon footprint, to change their habits without having too much of an impact on their daily lives. No need to count every ounce of protein you’re eating this week, or to make your friends go to a restaurant with a vegetarian-friendly option. You choose your days, and the rest of the time, you do whatever you like!

For a few years now, a lot of initiatives have been created to support part-time vegetarianism. In the 2000s, the John Hopkins Bloomberg School of Public Health brought back Meatless Mondays, a trend that was set up during the Second World War for rationing reasons. This national campaign wants to reduce the number of diseases due to over–consumption of meat. Since then, it has spread to many countries, including Belgium and France.

Certain French schools also participate in this movement: since January 2009, hall food is vegetarian on Tuesdays in the 2nd arrondissement. In the 10th, limit themselves to a vegetarian day once a month, it’s a start!

So, when will we see a meatless day at Sciences Po?

– Albane Flamant

————————————————

SOURCES:

http://www.meatlessmonday.com/history/

http://www.jeudiveggie.be/comment_et_pourquoi

http://faostat3.fao.org/faostat-gateway/go/to/browse/G1/*/E

http://www.jeudi-veggie.fr/

image: Stockvault/CC/Geoffrey Whiteway

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s