Faut-il manger les animaux ? De Jonathan Safran Foer

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http://www.eatinganimals.com/

Eating animals est un livre paru aux Etats-Unis en 2009. Il retrace l’enquête et les interrogations de l’auteur sur le fait de manger des animaux : conditions d’élevage, pollution, signification sociale de la viande, rites liés à la nourriture.

Tout commence après la naissance de son fils, lorsqu’il commence à se demander ce qu’il lui donne à manger. Après avoir envoyé de multiples mails aux grands éleveurs industriels de porcs, de volailles et de bœufs des Etats-Unis pour en savoir plus sur les « conditions humaines » d’élevage vantées par ces producteurs, restés sans réponse, une enquête de 3 ans commence. Il va donc compulser de nombreuses données sur l’élevage industriel, s’introduire clandestinement dans un de ces élevages, rencontrer des éleveurs industriels, des militants de la PETA, des producteurs de volailles et de porcs traditionnels, faire des recherches sur les abattoirs…

Mais il va aussi découvrir que les animaux (et cela inclut les poissons) sont des êtres beaucoup plus intelligents, sensibles, aux facultés bien plus étendues que ce que les humains veulent croire, et s’intéresser également à la pêche industrielle, catastrophe écologique qui décime des espèces par milliers, et à la pisciculture, système d’élevage bien plus dégoûtant (les poissons saignent des yeux à force de vivre dans leur caca, et des poux de mer par milliers leur bouffent la chair) et cruel (la densité des poissons cause un stress énorme, qui les pousse au cannibalisme) que ce que l’on peut imaginer.

Cette enquête l’aura convaincu d’être végétarien. Je l’étais déjà avant de lire ce livre, mais les horreurs que j’ai apprises en le lisant – alors que je me croyais immunisée – m’ont fait regretter de ne pas l’être devenue plus tôt.

L’élevage industriel ne laisse aucune place aux bien-être des animaux ni même aux sentiments des employés, et encore moins à la nature : les animaux vivent leur courte vie entassés ou en cage sans jamais voir la lumière du soleil, leur code génétique est tellement manipulé qu’ils sont destinés à ne plus pouvoir vivre à partir d’un certain âge tellement ils sont difformes, leurs organismes sont tellement faibles qu’ils sont shootés aux médicaments pour les empêcher de mourir, aucun animal n’est en bonne santé lorsqu’il arrive à l’abattoir, de nombreux bébés (poussins ou porcelets) sont tués à la naissance, l’air des élevages est irrespirable (s’il n’y avait pas de système de ventilation, l’air serait tellement vicié que les animaux et les employés mourraient asphyxiés…).

Les ouvriers des élevages et des abattoirs sont soumis à de telles pressions de rendement / productivité / cadence qu’ils deviennent des monstres sans être intrinsèquement mauvais : certains des traitements infligés aux animaux vont au-delà de ce que je pouvais imaginer, et m’ont étrangement fait penser aux techniques de viol au Congo (la comparaison est volontairement choquante) ! Je ne les décrirai pas ici car je crois en votre capacité d’empathie, et j’espère que la recherche de la vérité qui se cache derrière vos actes vous poussera à vous renseigner. Cela signifie qu’à la fin de cet article, vous aurez encore le choix de fermer les yeux ou non sur ce qui se passe vraiment dans un élevage industriel ou un abattoir.

L’élevage industriel est aussi une source de pollution extrêmement importante, la « merde » issue de ces élevages polluant les sols, l’eau, et cause en plus des maladies respiratoires. Le secteur de l’élevage, lui, est le 1er émetteur de gaz à effet de serre (18% du total) devant les transports (15%).

Je vous recommande vivement de lire ce livre : parce que nous refuserions de torturer toute sa vie durant notre chien ou notre chat, parce que j’espère que notre capacité d’empathie est supérieure à notre égoïsme, parce que nous sommes une génération qui doit se poser des questions au lieu de consommer bêtement, parce que certains d’entre nous sont des étudiants en sciences politiques, qui je l’espère se doivent d’aller chercher la vérité au lieu de rester dans une semi-ignorance confortable, parce que nous n’avons pas envie de manger de la viande de mauvaise qualité, pleine d’antibiotiques, produite dans la souffrance et au mépris le plus total de la planète.

Un bref aperçu d’un seul (et pourtant terrifiant à lui seul) aspect de l’élevage industriel.

Comment remplacer les protéines animales par des protéines végétales : plus d’infos ici http://greeniaume.com/2013/10/21/vegetarian-protein-surprisingly-not-an-oxymoron/

Juliette M

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Eating animals, Jonathan Safran Foer

 

Eating animals is a book published in the United States in 2009, which describes the investigation and the interrogations of the author about eating animals : animal husbandry conditions, pollution, social meaning of the meat, rites linked to food…

Everything starts after the birth of his son, when he begins to wonder what he’s feeding him.After having sent multiple e-mails to the biggest pig, poultry and beef industrial breeders of the US to learn more about the « humane breeding conditions » they are bragging about, which e-mails are left without any answer, a 3-year long investigation begins. He will sift many figure about factory farming, enter a factory breeding site clandestinely, meet industrial breeders, PETA activists, traditional breeders of pigs and poultries, do researches on slaughterhouses…

But he will also discover that animals, including fishes, are fare more intelligent, sensitives that what we may think. He also discuss industrial fishing, an ecological catastrophy that destroys thousands of species,  and fish breeding, which is a disgusting and very cruel system : the eyes of the fishes are bleeding because of the water pollution  – they live in their own shit -, thousands of sea cooties are eating their flesh, and the density of fishes causes a huge stress, resulting in cannibalism.

His investigation has conviced him of becoming vegetarian. I was already one, but the horrors I’ve discovered in this book – and I thought I’ve already learned the worse about industrial farming – made me regret that I didn’t take this decision sooner.

Industrial farming does not leave any place for the animal’s well-being, nor for the feelings of the employees, and even less for nature : animals are living their short life in crowded sheds or in cages, without ever seeing the sunlight, their genetic code is such manipulated that they can’t live from a certain age because they are too misshappen, their bodies are so weak that they are stoned with pharmaceuticals to keep them from death, no animal arrives healthy at the slaughterhouse, many babies (chicks and piglets) are killed when they are born, the air is unbreathable (if there were no ventilation system, the air’d be so polluted that animals and employees would die…)

The farm and slaughterhouse workers are under such pressure for yield that they turn into monsters even if they aren’t intrinsically evil : some of the handlings inflicted to animals are beyond what I could have imagined, and strangely, they made me think about some particularly cruel rape methods. I’m making this shocking comparison on purpose. I won’t describe them here, because I believe in you, in your empathy, and I hope that you’ll have the courage to look at the truth behind your deeds. It means that by the end of this article, you still won’t be fully aware of the horror of the system, you’ll have the choice to close your eyes or to open them in front of what is really happening in industrial farms, or in slaughterhouses.

Besides the horror of the system, it is the source of an extremely massive pollution, given that the shit coming from those farms is polluting water and soils, and can cause breathing diseases. The industry of animal products altogether is responsible for 18% of the greenhouse effect gas emissions, before the transports (15%).

I highly recommand you to read this book : because we will refuse to torture our cat or our dog its whole life long, because I hope our empathy can take the advantage on our egoism, because we’re the generation that needs to ask questions instead of consuming blindly, because you as a political science student need to look after the truth instead of staying in a comfortable condition of half-ignorance, and most of all because we do not want to eat poor quality meat, full of antibiotics, produced with pain, in total disregard of our planet.

A short view of one aspect only (yet terrifying enough) of industrial farming :

More infos on how to get proteins without eating meat here :
http://greeniaume.com/2013/10/21/vegetarian-protein-surprisingly-not-an-oxymoron/


Juliette M

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