Arcadia Environmental Film Festival, c’est ce weekend !

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Dans la mythologie grecque, Arcadia était un monde à la nature préservée. Aujourd’hui, c’est le nom choisi par Florent, Nicolas, Aymeric et leur équipe pour un festival de films d’un genre nouveau. International et collaboratif, Arcadia Environmental Film Festival s’installe à Paris et sur trois autres continents dès le vendredi 28 novembre, pour vous montrer des films qui font découvrir, réfléchir, et agir ! Trois cafés parisiens (Le Comptoir Général, la Petite Chaufferie et la Petite Rockette) jouent le jeu et accueillent les projections en présence des équipes des films. Mais le festival essaime aussi à Tokyo, Londres ou Sydney… Florent Planas, fondateur et organisateur, nous raconte le projet.

Le festival Arcadia, qu’est-ce que c’est ?

Arcadia, c’est un festival international de film environnemental, avec une équipe à 100% bénévole, qui a pour ambition de créer un réseau mondial de diffusion. N’importe quelle organisation locale, collectivité, association ou personne peut participer à son déploiement en organisant des projections de films partout dans le monde. Au-delà de la sensibilisation aux problématiques environnementales, l’objectif principal du festival est de faire passer les participants du rôle de spectateur à celui d’acteur. Suite aux séances, on propose de mettre en place des gestes du quotidien pour l’environnement. Les projections sont gratuites, mais les participants “payent” en s’engageant pour la planète : ils laissent leur adresse mail et on leur propose des actions concrètes à réaliser.

Comment est venue l’idée de créer ce festival ?

Avec mon collègue Nicolas Goursot, on a voyagé dans le monde pour rencontrer des acteurs de la protection de la biodiversité et du développement durable. Arrivés en Australie, on a rencontré Aymeric Maudous, un français expatrié à Sydney, passionné d’environnement et de développement durable, et organisateur du festival EcoXpo (http://www.ecoxpo.com.au/), le salon des modes de vie durable à Sydney. Il réfléchissait déjà à l’idée de monter un festival de films environnementaux. C’est avec lui qu’on a lancé le projet Arcadia l’année dernière, à Paris, Sydney, Tokyo et Singapour !

Quel a été le bilan de la première édition, en 2013 ?

Les réactions ont été très bonnes. Il y a eu un vrai auditoire passionné par le sujet. Ce qui a plu, ce sont les deux éléments fondateurs du festival : le côté universel – pouvoir aller au-delà des grandes capitales mondiales, fournir des moyens aux petites villes pour pouvoir présenter le festival dans des écoles, etc. – et le côté tourné vers l’action. Par le biais du festival, on voudrait fournir un forum d’initiatives pour inspirer les gens à agir au quotidien !

Comment se déroule la sélection des films ?

Il y a un appel à participation pour permettre à des réalisateurs peu connus, débutants, ou à de petites productions d’être diffusées. On démarche aussi des films qui nous intéressent. La principale difficulté est que notre budget est pour l’instant très limité; nous ne pouvons pas encore payer de droits, donc les projections se font gracieusement.

Tu peux nous parler un peu de la programmation de cette année ?

Les films portent sur des sujets assez variés, qui touchent à différentes cultures, avec à chaque fois une opportunité de discussion avec l’équipe du film ou des spécialistes de la question. The Heritage Fight, en ouverture à Paris, filme les combats des aborigènes d’Australie face à l’invasion des lobbies gaziers sur leur territoire. Le film Seeds of Time parle de la perte de diversité qu’on observe dans les semences agricoles aujourd’hui. Au Comptoir Général, dimanche, ce sera un documentaire sur le barrage de Belo Monte, en Amazonie… Au final, il y aura aussi bien des grosses productions que des projets plus personnels.

Et pour l’année prochaine, que prépare Arcadia ?

C’est l’année de la COP21, il y a un gros enjeu à Paris ! Notre défi sera aussi de déployer plus largement le festival. 2013 et 2014 ont été des années-test : on a découvert comment s’organiser, comment créer un réseau, comment diffuser les films… Maintenant il faut passer à l’échelle supérieure, en développant la logique collaborative ! Personnellement, je serai pleinement satisfait quand, sur une plage des Maldives, dans une école en Afrique, dans un café à Paris ou dans un village d’Amazonie, on pourra montrer des films au plus près des enjeux environnementaux locaux.

Bonus “développement musculaire et intellectuel” pour les SciencesPistes en échange à Sydney : vous aurez l’occasion d’alimenter l’écran géant du festival en pédalant sur un vélo électrique !

Le programme parisien :

http://www.arcadiafestival.org/wp-content/uploads/2014/11/Arcadia-Programme_Paris_2014.pdf

Plus d’infos sur le site du festival : http://www.arcadiafestival.org/

– Propos recueillis par Laurène Lebelt –

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