Are we really « Energy-addicts »?

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*En Français ci-dessous*

2015 is finally upon us, and the discrepancy between the impoverished and the materially rich has never seemed so vast. One issue that affects us all, regardless of level of affluence, is the rapid depletion of energy sources. To illustrate both these facts, Israeli graduate student Naomi Kizhner has designed a project that draws on the idea of biological wealth. Her invasive jewellery is embedded in one’s body and utilises the kinetic energy from our subconscious movements to produce electricity that could theoretically be used to power devices such as mobile phones and laptops. One piece, ‘The Blood Bridge’, uses blood flow to generate an electrical current, raising questions about the ethics of our ‘go go go’ culture, which commodifies humans and demands maximum efficiency from every action. It is a mark of how ingrained society’s reliance on electrical devices has become that my first emotion upon finding out about Kizhner’s jewellery was excitement at the thought of never getting caught with a dead phone battery, rather than outrage at the idea of exploiting the human body as a means of powering nonessential devices.

It is possible that most of the people whose main day-to-day worries include not being able to text or listen to music would consider using ‘The Blinker’, or ‘The E-pulse Conductor’ to feed their energy addition. Those whose daily worries are restricted to more fundamental things like affording food would potentially consider the same, in order to sell the resultant electricity. Kizhner’s jewellery range is a powerful indictment of the extent to which we, as a species, will go to maintain the lifestyle to which we have become accustomed.

– Anjuli R. Kumar S. –


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Nous voilà finalement en 2015, et le fossé qui sépare les pauvres et les riches n’a jamais été aussi vaste. Une des problématiques qui nous affecte tous, indépendamment du niveau de richesse, est l’épuisement rapide des sources d’énergie. Pour illustrer ces deux faits, l’étudiant israélien Naomi Kizhner a conçu un projet s’appuyant sur l’idée d’une richesse biologique. Ses bijoux sont faits pour êtres intégrés dans le corps et utiliser l’énergie cinétique émise par nos mouvements subconscients pour produire de l’électricité. Cette dernière pourrait théoriquement servir à alimenter des appareils tels que les téléphones ou ordinateurs portables. Un des bijoux, appelé « The Blood Bridge » (le pont de sang), utilise la circulation sanguine pour générer un courant électrique, ce qui ne manque pas de soulever quelques questions à propos de l’éthique de notre culture qui marchandise l’humain et requiert une efficacité maximale dans toutes ses actions. Ma première réaction en découvrant les bijoux de Kizhner était l’excitation à l’idée de ne plus jamais voir mon portable tomber en rade, au lieu de la colère à l’idée d’exploiter le corps humain comme source d’énergie pour des appareils non essentiels… Un signe qui révèle à quel point la dépendance sociétale sur les appareils électriques est de plus en plus profondément enracinée.

Il est possible que beaucoup de personnes, pour qui les inquiétudes quotidiennes incluent le fait de ne pas pouvoir envoyer de texto ou écouter de la musique, pourraient envisager d’utiliser « The Blinker », ou « The E-pulse Conductor » pour se procurer de l’énergie. Ceux pour qui les inquiétudes quotidiennes sont restreintes à des sujets plus essentiels (comme la nourriture) pourraient potentiellement envisager la même chose, à condition de vendre l’électricité produite. Les bijoux de Kizhner sont une puissante mise en accusation contre les barrières que nous repoussons sans cesse pour maintenir un style de vie auquel nous sommes accoutumés.

– Anjuli R. Kumar S. –

Une réflexion sur “Are we really « Energy-addicts »?

  1. dfoucaud

    Eurk… telle fut ma première réaction! En plus il n’y a pas d’énergie gratuite, et je pense que nos petits coeur céderait vite si on leurs rajoutait une dynamo…
    De plus je doute que ces bijoux soit accessibles dans les contrées ou l’énergie électrique est rare… Et pour ce qui est d’utiliser les humains pour produire de l’énergie, je pense que c’est plus efficace de les faire pédaler. De toutes façon une bonne partie des habitants du sud sont déjà des esclaves que l’ont exploite pour maintenir nos niveaux de vie.
    Ca me fait penser aussi au concept d’esclave énergétique…
    http://www.ader.ch/expo/download/posters/10.pdf
    A+ et merci pour l’article.

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