Ecrivains en herbe – 7

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C’est le retour du lundi poésie ! C’est au tour de Florian Payen de nous envoûter avec « Anjea se meurt ». 

Marie mon amour bientôt tu voudras partir
Je le vois dans tes yeux je le sens sur ta peau
Tes lèvres ont la saveur amère du dégoût
Fuis envole-toi Ne reste pas là Va-t-en
Loin du fermier que Dieu empêche de semer

Pardonne le champ qui ne donne pas de blé
Les choux qui ne s’ouvrent pas les roses fanées
Les cigognes égarées dans des contrées lointaines
Le silence imposé par les cloches muettes

Pardonne-moi un peu aussi pardonne mes
Défauts mon incomplétude le manque en moi
La fatalité des choses mon humeur noire

La beauté des rimes m’écœure je n’en veux
Plus ni point ni virgule rien que l’imprévu

Seule la valse endiablée d’un pied cadencé

J’entends le poste qui grésille dans mon dos
Comme un bruit de fond il me nargue me défie

Comme un disque rayé par le temps il récite
Ces sempiternelles prières qui n’excusent
Rien Il faut sauver les générations futures

Il faut donner à la Terre un bel avenir
Et si je ne veux pas si je refuse de
Porter ce maudit fardeau Pourquoi s’embêter
Dieu je n’aurai pas de génération future

Qui nous a sauvés pauvres bébés des années
Trente Les Cieux sans pitié sont restés muets
Insensibles au sort de notre Terre qui bout
Incapables d’absoudre nos péchés mortels
Nous voilà au pied du mur seuls et terrifiés

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